|
|

La Bolivie se déchire sur le partage du gaz et du
pétrole
LE MONDE | 26.05.05 | 12h51 . Mis à
jour le 26.05.05 | 12h51
epuis lundi 23 mai, La Paz est perturbée par des milliers
de manifestants. Des mineurs font exploser des cachorros, des tronçons
de dynamite. Les routes sont bloquées, l'accès à l'aéroport international
fermé. Les autobus ne circulent pas par crainte d'être attaqués, des
commerces baissent les rideaux, les marchés commencent à manquer de
provisions.
La Centrale ouvrière bolivienne (COB) et la Fédération des voisins d'El
Alto, la banlieue dortoir de La Paz, demandent une nationalisation pure
et simple du pétrole et du gaz. Le dirigeant de la COB, Jaime Solares,
a lancé un ultimatum à Evo Morales, le leader du Mouvement pour le socialisme
(MAS, gauche), de plus en plus débordé, pour qu'il adhère à la nationalisation.
Mais pour l'instant, le MAS se contente d'exiger que l'Etat perçoive
50 % de royalties sur les revenus des hydrocarbures. Ce n'est pas ce
que prévoit la nouvelle loi promulguée le 17 mai, qui institue 18 %
de royalties et 32 % d'impôts. En apparence, la taxation est la même,
mais le MAS craint que les sommes dues ne soient pas acquittées, les
entreprises pouvant réduire leur impôt grâce à diverses déductions.
Outre le débat sur les ressources du sous-sol, la Bolivie est divisée
sur le degré d'autonomie de ses régions. Dans l'est du pays, les "comités
civiques" des départements de Santa Cruz, Tarija, Beni et Pando,
se sont entendus pour convoquer un référendum sur l'autonomie régionale
le 12 août. Cette démarche est vue avec suspicion par d'autres départements.
Les autonomistes "veulent s'approprier les ressources naturelles
et les territoires et assumer des tâches relevant de l'armée ou des
relations internationales, mettant ainsi en danger l'unité de la Bolivie"
, soutient Oscar Olivera, dirigeant du mouvement social à Cochabamba.
Les manifestants de La Paz eux, sont contre l'autonomie des départements
et exigent la convocation d'une assemblée constituante pour débattre
de l'organisation du pays. Tout en accusant les autonomistes d'être
des "oligarques" , Evo Morales (MAS) estime possible de concilier
la Constituante et le référendum sur les autonomies, au lieu de les
opposer. "Unissons les deux agendas et demandons au peuple, le même
jour de l'élection des constituants, s'ils veulent l'autonomie ou pas"
, prône M. Morales. Toutefois, les dirigeants du MAS commencent eux-mêmes
à donner des signes de division.
Troisième sujet : Jaime Solares (COB) demande depuis plusieurs jours
la démission du président Carlos Mesa (centre) et la fermeture du Congrès.
"Si un militaire honnête et patriote comme -le président vénézuélien
Hugo- Chavez surgit, nous allons le porter à la présidence, a déclaré
le syndicaliste. Une démocratie comme celle qui existe depuis quelques
années ne nous sert pas. Nous voulons un gouvernement qui se soucie
du peuple et change le modèle néolibéral qui nous a été imposé"
.
Son appel a été entendu, puisque les colonels Julio César Galindo et
Julio Herrera ont proposé sur une chaîne de télévision le départ de
M. Mesa et la formation d'un gouvernement civique-militaire, avant d'être
désavoués et sanctionnés par leur hiérarchie. Evo Morales (MAS), pourtant
proche de Hugo Chavez, a rejeté "tout coup d'Etat" . "L'armée
et la police tiennent bon, c'est l'essentiel" , souligne une source
diplomatique.
"Nous vivons des moments d'incertitude et d'affrontement croissant
entre Boliviens" , a averti l'Eglise catholique. Le président Carlos
Mesa s'est déplacé à Sucre, la capitale constitutionnelle de la Bolivie.
"Je préfère payer le prix d'entendre le gouvernement taxé de manque
d'autorité, plutôt que de nous voir subir une spirale de la violence,
a -t-il déclaré. Je continuerais à faire mon devoir sans douter
un instant, jusqu'au dernier jour de mon mandat -le 6 août 2007-.
L'idée de quitter mon poste ne me passe pas par la tête" a conclu
le chef d'Etat.
L'Argentine et le Brésil ont envoyé des émissaires de haut niveau. "Nous
suivons avec le Brésil la délicate situation institutionnelle en Bolivie
et nous espérons une amélioration" , a dit le ministre argentin
des relations extérieures, Rafael Bielsa. "La Bolivie a un très bon
chef d'Etat" , a assuré, pour sa part, le président argentin, Nestor
Kirchner, qui compte sur l'approvisionnement en gaz bolivien.
Article paru dans l'édition du 27.05.05
Accédez
à cet article sur Lemonde.fr
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-654237,0.html |
25/05/05 - La Paz, mercredi midi
Nous quittons le pays, ca sent le roussi. On est a l'aeroport depuis ce
matin 6 heures et on attend un vol pour le Chili qui je l'espere va arriver
tres vite.
A suivre... |
| Plus
de photos - Haut de la page |
23/05/05 - La Paz, lundi soir.
JE VEUX VOIR MA MAMAN!!! (AL!)
Et oui, nous etions censes vous ecrire un petit mail de l'Amazonie avant
de partir dans la savane mais non, notre avion n'est jamais parti, snif...
Le mouvement social se durcit et evidemment, il est plus fort ici qu'ailleurs
(Capitale oblige).
Arrives a 7 h du mat ce matin, on etait trop heureux d'etre a l'heure
pour l'avion. On a meme eu le temps de petit dejeuner. Nous avons retrouve
Vesna et Christophe comme prevu et nous voila donc tous les 4 a attendre
bien sagement notre bus. Pour l'agence, tout est normal, nous partirons
a l'heure ( nous sommes tres septiques, la presse et le chauffeur de taxi
nous ont annonce tout l'inverse...) Bon, encore une fois on leur fait
confiance.
On monte dans le bus a 10h30 comme prevu, le chauffeur demarre en trombe
car une cohorte de manifestants arrivent pour bloquer tout le centre ville.
Ca commence bien... Deux minutes plus tard, le bus s arrete sur l autoroute:
route barree, jets de pierres, manifestants, petards, nous n'irons pas
plus loin. On patiente un peu, bcp ( c'est un savoir faire ici!). Un heure
plus tard decision prise, nous mettons les sacs sur le dos et en route
a pied pour l'aeroport. Nous sommes 6 francais, 2 suisses, 1 hollandaise
et 3 boliviens. Petit detail geographique: La Paz est une ville HAUTE,
entre 3000 et 4000m. Le bus nous laisse a 3500 m, l'aeroport est a 4000,
pas de dessin... On arrive KO ( et en haissant tous les souvenirs que
nous avons achetes la veille...). Nous sommes tres fiers d'etre arrives
avant que l'avion ne decolle et aussi bien rassures d'avoir quittes les
barrages et les manifestants. On a quand meme vu un pare-brise de bus
explose par un jet de pierre.
Mais le pire etait a venir. 1h30, L'avion a du retard nous annonce t-on.
Bon, on mange le menu du jour, enfin en bref 2 patates car il n'y a plus
de riz et la viande, on evite depuis que Regis a ete malade. 2h30: nous
vous dirons a 15h ce que nous allons faire.
15h, patience, il faut attendre, il pleut en amazonie, c'est trop dangereux
de decoller. 15h30, des militaires armes sont devant l'aeroport. 15h45,
on bouquine, on sieste, on ecrit le journal, et on s'enerve un peu quand
meme. 16h, bon, on partira peut etre a 17h si le temps le permet. GRRRR
17h: le vol est annule. Que faire? Redescendre a La Paz avec les manifs
ou.... et bin non, pas de ou, on redscend. 17h15: 8 gros 4x4 arrivent.
Des messieurs bien habilles descendent de ces belles voitures americaines.
La guide bolivienne de deux touristes nous fait part de ses soupcons:
il ne pleut pas du tout en Amazonie mais notre avion a ete requisitionne
pour que les diplomates fuient la ville. Bon, interessant...
On reprend nos sacs, on marche, on marche. Imaginez vous un Paris completement
vide de ses voitures et vous nous comprendrez! On a fait 4 kms a pied
sur le boulevard periph ce matin et autant ce soir sur la A4!!
On finit par arriver en centre ville, on se fait rembourser nos billets
et on va ENFIN prendre une douche a l'hotel.
Nos plans sont flous et confus. Une chose est sure, il n'y a aucun risque
pour les touristes, les boliviens nous sourient, meme les manifestants.
Nous sommes de l'or blanc pour eux, ils nous bichonnent!
Cependant, certains parlent de greves indifinies, d'autres de guerre civile,d'autre
de chute du gouvernement bref, on ne va pas trainer ici, des que l'on
peut, on file evidemment. Les blocages seront encore la au moins deux
jours, on va visiter la ville qui nous plait bcp de premier abord. Et
puis apres, on ira dans la region du lac Titicaca ou tout semble plus
calme. Moi(Al), je veux aller au Perou des que possible parce que ce n'est
plus vraiment des vacances. Une semaine de moins en Bolivie, du coup,
nous allons surement aller en Amazonie du cote peruvien en attendant notre
Marion! |
| Plus
de photos - Haut de la page |
21/05/05 - Samedi apres-midi, Sucre encore et toujours!
Une grasse mat encore, on pourra dire que nous nous sommes bien reposes!
Nous faisons le tour de la ville a pied, la temperature est toujours aussi
douce et agreable. La ville est en pleine effervescence depuis ce matin,
c'est la fete nationale mercredi et tout doit etre repeint, les passages
pietons, les bancs, les facades des maisons, des eglises, un travail de
fous! La ville de Sucre est appellee la ville blanche, c'est donc des
tonnes de peinture blanche qui s'etalent sur les murs! Les routes principales
sont fermees, aucune voiture, c'est le grand menage de printemps. Le president
arrive mardi soir, il faut que tout soit beau!
Les grevistes laissent tomber la greve ce week-end, on en profite pour
s'enfuire a La Paz et de la bas, on prend un avion pour l'Amazonie. C'est
au nord de la Boivie, il n'y aura pas de greve la bas, on va y rester
une semaine.
Des nouvelles de Roger et Gisele, ils sont sains et saufs, en securite
au Perou, on est bien contents!
Ce soir, nous dinons pour la derniere fois avec Claire. Nos routes se
separent definitivement demain, elle part pour le Bresil avant de rentrer
chez elle en Ecosse, snif...
Vesna et Christophe nous attendent a La Paz lundi matin, on prend l'avion
tous les 4 pour aller jouer a Indiana Johns en Amazonie!
Demain, nous allons voir le marche le plus typique de Bolivie a 1 heure
de route de Sucre et ensuite bus de nuit pour La Paz ( ca faisait longtemps!).
RDV a La Paz ou en Amazonie a Rurrenbaque! |
| Plus
de photos - Haut de la page |
20/05/05 - Sucre
Brontosaure, baryonyx, brachiosaure, tyranonore (le plus reel de tous
et encore vivant, un vrai tyran), diplodocus, dynonore, chercherz l'erreur
!
Et oui, nous avons vus leurs traces aujourd'hui, des centaines d'empreintes.
En fait le site d'une cimenterie de Sucre se trouve sur un ancien lac
qui au fil des annees a fossilise des empreintes de dinosores. Eruption
de volcan, inondation, secheresse et re et re, toutes ces traces ont ete
mises a jour par les travaux des employes de l'usine. Aujourd'hui, c'est
un grand mur, recouvert d'empreintes un regal pour les fanas de dinotrucs
en tous genres.
En gros c'est le resume de notre journee car le reste du temps, on a glande
et fait la sieste, ca fait du bien !! Christuphe (!!) et Vesna sont partis
a La Paz, on va certainement les rejoindre lundi prochain en Amazonie.
Je vous dis a demain, la faim me creuse ...
|
| Plus
de photos - Haut de la page |
19/05/05 - Sucre, jeudi midi.
Bon, et bien oui, nous avons finallement reussi a arriver a Sucre! Roger
et Gisele avaient essaye de partir la veille mais a cause des blocages,
ils n' avaient pas pu quitter la ville. Nous avions donc RDV a 6 heures
du mat pour tenter de partir avant les premiers blocages tous les 6 ensemble.
Car en Bolivie, quand on fait la greve, on ne commence jamais avat 8 h
(il faut recuperer de la cuite de la veille!)
Premier probleme pour nous: Regis ayant ete malade toute la nuit, impossible
de partir a 6 heures. Il a vomi, la turista, bref, la totale. Nos 4 amis
partent donc sans nous pendant que je gave Regis de medocs. A midi, il
va un peu mieux, ce n'est pas le top mais il faut absolument partir sinon,
on risque d'etre bloques longtemps ici. En effet, le president de la Bolivie
a laisse passer une loi et la peuple ne peut pas accepter ca. En gros
les compagnies americaines et bresiliennes possedent la totalite des exploitations
de petrole en Bolivie. Et la loi qui vient de passer ne demande a ces
compagnies que 18 pourcent d'impots au profit de la bolivie. Tout le reste
dans leur poche! Le peuple se revolte donc (et on le soutient!) et tous
les axes routiers principaux sont bloques.
Nous tentons quand meme de partir. On chope un bus mais apres 1 heure
de piste pour eviter les barrages, on est bloques par.... 5 barrages de
camions, terrres, pierres, voitures, etc...
Nous patientons une heure, Regis comate pendant que je discute avec les
autres touristes pour trouver une solution. A bout d une heure d attente,
on chope nos bagages et on file avec un autre cople pour passer a pied
ces barrages. Un, puis deux, puis trois, malheureusement, les manifestants
ne sont pas credibles du tout. Plus ou moins saouls, allonges par terre,
en train de dormir ou de discuter, la cause du petrole semble bien loin...
Apres 6 km de marche a pied (mon pauvre cheri souffre, il n'a qu'une hate,
dormir...), nous passons enfin tous les barrages et apres une demi heure
d attente, on monte dans un taxi qui nous conduit en 3 heures a Sucre.
Regis dort tout du long, moi, je jubile, ON A REUSSI!!
Evidemment, nous nous couchons tres tot et on a dormi 13 heures de suite.
Regis est deja gueri, les medocs ont bien marche, il remange et dort bien,
ouf.
Gisele et Roger ont quitte le pays en vitesse hier, ils n'ont qu' un mois
de vacances et ils ne veulent pas le passer a attendre que la greve stope,
ils sont partis au perou. Nous, on s'est offert un bon petit hotel propre
avec ea chaude et on va patienter dans cette jolie ville en attendant
que tout se calme. De toute facon, aucun risque pour le touriste au contraire,
les Boliviens sont charmants avec nous.
Voila, aujourd hui, c'est journee terrasse avec le soleil, la mise a jour
d internet, la lessive et surtout la sieste! A tres bientot. |
| Plus
de photos - Haut de la page |
17/05/05 - Potosi
Potosi, ville lumiere de l'amerique du sud il y a quelques siecles ...
Alice nous avait prevenu que ca allait etre une sacree etape et elle avait
raison.
Apres Uyuni, nous avons donc pris le bus avec notre petite bande d'amis
pour Potosi, la ville miniere de Bolivie. Nous sommes de retour a plus
de 4300m d'altitude, l'air est rare ! Potosi a donc eu son heure de gloire
au XVe siecle. Ville la plus importante d'amerique du sud, elle comptait
a cette epoque plus d'habitants que Paris. Les espagnols ont extrait des
mines assez d'argent pour construire une route double voie de Potosi a
Madrid en argent ! Ca laisse reveur et triste, une des premieres fourberies
que l'on ait faite a la Bolivie.
Petite parenthese pour eclaircir quelques details de l'histoire. La Bolivie
a donc ete pillee de ses mines d'argent par les espagnols (8 000 000 d'indiens
periront dans les mines), ensuite vient le Chili qui veut enlever l'acces
a la mer a la Bolivie (1885 je crois). Il se trouve que sur cette partie
de terre perdue, git la plus grande mine et la plus grande reserve au
monde de cuivre. La guerre a ete declaree durant le carnaval bolivien,
le president a prefere attendre la fin du carnaval, c'est sacre non ?
De nos jours, git pres de Uyuni la plus grande reserve au monde de sel
et de lithium ... et maintenant on a decouvert que la Bolivie contenait
la plus grande reserve de petrole d'amerique du sud avec le Venezuela
... (AL vous expliquera) Jeux politiques, investissements etrangers, petit
pays assez faible, la Bolivie ne s'en sortira jamais.
Revenons a Potosi, tres belle ville qui a su conserver son patrimoine.
La plupart des batiments de l'epoque coloniale ont ete tres bien conserves
et restaures. Les potossiens aiment leur villes et ils la font belle,
les maisons sont colorees, les rues propres, il s'agit de la belle Bolivie.
La mine est encore active et fait vivre toute la ville meme si le minerai
est tres pauvre compare a la belle epoque : au mieux 4% d'agrent et 30%
de zinc ... La mine en quelques chiffres c'est 10 000 mineurs repartis
en cooperatives de 15 a 30 mineurs, une centaine de galeries, 50 tonnes
de minerai extraites par jour et par groupe, salaire quotidien d'un mineur
entre 20 et 30 euros, esperance de vie 45 ans, les plus jeunes ont 12
ans ...
Visiter la mine c'est quelque chose comme nous avait dit Alice, notre
petit groupe n'etait pas tres chaud mais on y est qd meme alle. Nous avons
choisi une agence qui reverse 15% de notre argent aux mineurs, c'est pas
grand chose mais apres la visite on etait bien contents de l'avoir fait.
Nous partons donc avec 2 ex-mineurs (17 et 27 ans), entierement equipes
nous passons acheter d'abord un peu de dynamite, de coca et d'alcool (96%)
pour les mineurs, c'est important pour eux. Ensuite la descente commence,
4 niveaux allant jusqu'a 100m sous terre. Le premier niveau frais, aere
et large, le dernier 40C un boyau de 1m sur 1m, par d'air, c'est la que
les mineurs au marteau et a la barre a mine creusent les trous pour y
loger la dynamite : 8 heures par jour, 6 jours sur 7. Je ne peux pas decrire
les conditions, on est accroupis, on suffoque, pas d'eau pas d'air, il
faut creuser, c'est le salaire de la mort, pas de marteau piqueur, trop
cher. Au 3eme niveau, une equipe vide les wagoonets de 2 tonnes a la main,
il faut remplir 300 sacs de 200kg chaque jour afin de les remonter avec
un treuille electrique, seule modernite. De la peine ? Non du respect,
je crois que je n'en ai jamais autant eprouve pour des hommes, irreel,
ils savent qu'ils y resteront mais c'est l'honneur. Mineurs de generation
en generation, mon grand pere etait mineur, mon pere est mineur, je suis
mineur. Poussiere, chaleur, gaz, tout risque de s'ecrouler a tout moment,
toutes les conditions sont reunies mais ils ne s'arreteront pas, respect
c'est le seul mot qui me vient a la tete.
Ensuite nous avons visite les usines de traitement, 28 au total plus 4
non declarees. ISO 14000 n'avait qu'a bien se tenir, les conditions sont
les memes que dans les mines, pas de securite, pas le temps. Acides et
companie, il faut une sacree quantite pour traiter 50 tonnes par jour
et par equipe. Et les dechets ? Tout est rejete dans la riviere a condition
que le pH des dechets soit neutre. Crise de rire meme si ce n'est pas
drole. Les mineurs sont en greve car l'etat veut fermer la mine, elle
pollue trop ... on ne s'etonne pas. Mais que fait on des mineurs? Des
organisations etrangeres ont construit deux bassins de 1600 m3, ils sont
deja pleins et que fait on de ces bassins apres ?
Les vacances continues pour nous ... Claire (l'ecossaise) nous a rejoint
a Potosi, Roger et Gisele partent pour le Perou apres demain, nous passons
encore quelques jours avec Vesna et Christophe avant qu'ils filent vers
le nord. Demain nous partons pour Sucre, la capitale de la Bolivie, une
des plus belles villes de Bolivie parait il. Mais surtout ce que j'attends
avec impatience ce sont des empreintes de dinosaure ! |
| Plus
de photos - Haut de la page |
14/05/05 - Uyuni, samedi soir.
Nous voila donc en Bolivie! Nous avons passe trois jours fabuleux. Je
dirais meme que si l'on parle en terme de jours cumules, il s'agit des
3 meilleurs jours consecutifs de notre voyage!
C'est trop dur et trop long de TOUT raconter mais en gros, voici un mini-bilan:
Nous sommes montes a 6 dans une jeep avec notre chauffeur jeudi matin
a 8h et nous sommes arrives ce soir, samedi, tous vivants, tous copains
( 6 francais) et tous fatigues.
Les paysages sont difficiles a decrire parce que tellement varies. Les
montagnes de toutes les couleurs, les lagunes blanches, vertes, ou rouges,
le sable de beige clair a marron fonce, le sel d'un blanc neige, on en
a pris plein la vue, c'est le moins que l'on puisse dire!
Nous avons vu enormement d'animaux: 20 000 flamants roses magnifiques,
des vicunas, des lamas, des viscachis (lapins a queue longue), des oiseaus
noirs et blancs, on a pris plein de jolies photos!
L'ambiance etait au top, nous etions toujours avec Vesna et Christiphe
mais en plus, nous avons fait le voyage avec 2 francais de 55 ans qui
voyagent toujours seuls en routards: Roger et Gisele. Une peche d'enfer,
ils nous ont bien fait rigoler et surtout, on les admire car ce n est
pas tout le monde qui dormirait a -10 degres et a 4800 m d 'altitude!
Le guide bien sympa nous a raconte plein de petits details interessants
sur la region et les habitants.
Nous avons navigue entre 3200 m et 5000 m, attention au manque d'oxygne,
les pas sont comptes a cette altitude et le coeur bat etrangement vite.
On nous avait tellement dit que nous allions avoir froid que finallement,
on a survecu! Premiere nuit dans une maison en plein vent avec un bon
moins 7 degres, deuxieme nuit de luxe quasiment puisqu'il faisait 10 degres!
J'ai trouve plus frileuse que moi en la personne de Vesna, c'est rare!
On a tres peu dormi la premiere nuit surtout a cause du mal de tete lie
a l'altitude mais la deuxieme nuit, on a dormi comme des bebes!
Le top de ces trois jours fut quand meme le desert de sel aujourd hui.
Imaginez vous la superficie de la Corse recouverte par un blanc manteau
de sel. Et pas n importe quel blanc mais ce blanc que l on ne peut voir
qu'a travers des lunettes de soleil, ce blanc qui brule la peau, exactement
le meme que la neige. Incroyable, les photos parleront mieux, c'est indescriptible.
Le sel sert a tout ici, on a meme dormi dans un hotel ENTIEREMENT fait
de sel. Les chaises, les murs, les tables, nos lits, c'etait genial, on
a tout leche pour verifier et ce n'est pas de la blague!!
Profond de 5m, ce desert de sel est exploite, c'est le premier producteur
de sel au monde. Mais voila, il y a evidemment le revers de la medaille
lorsque l'on apprend les conditions de vie miserables des ouvriers...En
effet, sachant que 50 tonnes de sel rapporte a la Bolivie 1 euro, je vous
laisse imaginer le salaire du pauvre Bolivien qui racle le sel et le charge
dans un camion tous les jours de toute sa vie...
On realise ce soir encore plus que ces derniers jours que nous sommes
bel et bien en Bolivie...Les costumes traditionnels sont portes par tout
le monde, l'hotel n'a pas d'eau chaude alors qu'il gele, le bus demain
part, non pas a une heure precise, mais ENTRE 9h et 10h, tous les touristes
ferment leur porte de chambre a cle et ajoute un cadenas, bref, pas de
dessin, la misere est la et on la sent a chaque coin de rue. Meme notre
guide a essaye de nous rouler en nous emmenant dans un FAUX hotel de sel
( qu'il aurait paye mons cher), heureusement que nous avions vu les photos!
Bon, assez parle pour aujourd'hui, au lit tout le monde, on a du sommeil
en retard. Nous partons tous les 6 demain pour Potosi. |
| Plus
de photos - Haut de la page |
|
|