Apres avoir usés leur fond de culottes internationales
sur les bancs des gares routières, les voici arrivés au
terme de leur voyage. Le Pérou. Pays aux mille richesses. Terre
fleurissante de la puissante civilisation inca. Alors chers lecteurs,
laissez vous inviter encore une fois… une dernière fois.
Prenez notre place quelques minutes pour vivre le quotidien de nos 2 péruviens
d’adoption.
Mais tout d’abord, laissez nous vous présenter
les protagonistes. Afin de se fondre dans la population locale, chacun
de nous a arboré durant ces 3 semaines un prénom local.
Ainsi, pour aider nos amis péruviens dont la prononciation des
syllabes européennes ou des lettres en général n’est
pas une spécialité, Anne-Laure a préféré
le doux prénom d’Anna et Régis, qu’il prononce
lui-même en espagnol R-é-hiiiiissss
(il faut l’imaginer donnant son prénom au téléphone
en roulant un magnifique rrrrr suivi du crissement d’un chat devant
un danger hisssss… il est le seul a y arriver finalement) a dû
se résigner, après de multiples tentatives d’épellations,
à adopter un nouveau prénom. Ce petit garçon des
Iles Uros a accepté bon gré mal gré d’être
dépossédé du sien. Ainsi naquis Pedro. C’est
également par pure charité phonétique que nous avons
décidé de nous appeler, nous conteurs, Maria et Carlos.
Mais bon, assez de lyrismes, entrons dans le vif du sujet.
« Suerte y forza al canute ».
Hymne à la chance, hymne à la virilité. Ce toast
hispano-italien, suivi du tintonnement étouffé du verre
épais rempli de ‘cerveza’ Cusqueña (ou de jus
d’orange pour certaine !!) a rythmé les ouvertures de
déjeuners et de dîners tout au long du voyage.
Et mine de rien, des repas il y en a eu !!! Des
bons (petite pensée émue pour la pizza de Puno, hein Pedro
qu’elle était bonne cette pâte !!!!!! et ce pain
à l’ail… aïe aïe aïe) des moins bons,
des pas bons du tout, des typiques (souvent les 2 derniers allaient de
paire).
Pour résumer, le péruvien mange du riz
et des pommes de terre en journée (à gauche), des pommes
de terre et du riz le matin (à droite). Passons rapidement sur
le fromage qui grince sous la dent et les oignons pas cuits en garniture.
Tiens c’est marrant, en parlant d’oignons nous revient à
l’esprit le pari que notre Pedro francophone a relevé de finir
tous les oignons grossièrement émincés de son assiette
(3 oignons de beau calibre, l’équivalent d’un N°5
pour des huîtres Marennes d’Oléron) et le tout pour gagner
10 dollars (qu’il n’a d’ailleurs toujours pas remis en
jeu comme promis). Comme disait Camus, chapeau l’artiste !!!
et bonne nuit Anna !!!
Anna
quant à elle a bien souvent grimacé devant son plat. On
se souvient tous de la traditionnelle soupe avec comme ingrédients
principaux du quinua (petite graminée précolombienne autrement
appelée « le blé des incas ») et des
filaments de kératine (enfin nous avons prié très
fort pour qu’il s’agisse effectivement de cheveux). Ou encore
ce pankéké (traduisez pancake) bien
plombant à Ollantaytambo (agrémenté bien entendu
du sacro-saint cheveu brin). Elle retrouvait quand même le sourire
parfois grâce aux très typiques salades de paltas (avocats),
aux croissants gigantesques ou bien à la bonne raclette savoyarde…
No comment.
Cette
photo n’a en soi aucun intérêt mais elle a pour mérite
de fixer avec précision le moment où Pedro nous assène
la phrase mythique qui tue, une question sensée nous clouer au
sol et qui lui value son surnom d’« estomac sur pattes ».
Nous sommes sur l’Ile de Taquile, il est 11h50 et nous attendons
notre soupe de
quinua aux cheveux péruviens et là, sans crier gare, sans
précautions particulières, fuse un magistral : « Qu’est
ce qu’on mange demain midi »… et pan... Arfffff
honte à nous, c’est si facile de critiquer mais nous étions
bien heureux de trouver à n’importe quel moment de la journée
une petite boîte de gaufrettes sous la polaire de notre ami glouton.
Sortons un peu des fourneaux si vous le voulez bien,
et entrons de plein pied dans l’ambiance péruvienne. Car
oui, le péruvien aime l’ambiance. Oui l’autochtone
aime le rythme et oui il adore danser (très mal soit dit en passant).
Finalement, en y réfléchissant bien, il parait très
difficile voire carrément illusoire de parler de musique péruvienne
sans aborder le thème de la restauration. Car le descendant de
Tupac Amaru, arborant fièrement le poncho de son ancêtre,
prend un malin plaisir à pénétrer furtivement dans
chaque guinguette touristique, presque toujours camouflé derrière
une immense flûte de pan. Souvent regroupés en bande de 4
ou 5,
les natifs ont animés nos repas avant la sempiternelle quête.
Généreux, nous n’avons jamais acheté leur CD
mais nous avons toujours donné une petite pièce… sauf
une fois où Anna s’est même contenue de ne pas en gifler
un après le magnifique concert donné dans le cyber café
où
elle rédigeait le mail du jour. Tout le monde a entendu parler
d’ocarina, tout le monde connaît la flûte de pan, surtout
ceux qui empruntent la ligne 6 du métro parisien alors laissez
la musique chatouiller vos tympans et vos yeux s’émerveiller
devant tant de beauté (désolé si vous ne pouvez pas
lire les vidéos).
Comme
en Australie, le Pérou c’est aussi beaucoup de transport
mais Anna et Pedro savent parfaitement comment occuper ce temps libre
en dormant bouche grande ouverte avec l’attirail du parfait ronfleur
de transport public. Quand ils ne dorment
pas, Pedro réfléchit… et oui. Et Anna rempli tant
bien que mal un cahier de vacances en espagnol (comme quand nous étions
petits pendant les grandes vacances). Quel courage !!!
Il faut quand même reconnaître qu’ils
ont su gérer tous les imprévus de fort belle manière,
les hôtels dégotés à 23h (bravo Anna), les
billets de bus échangés sur le fil (encore bravo Anna),
la négociation du prix des excursions… le tout en espagnol
et souvent au téléphone… tenez en parlant de téléphone,
nous repensons à cette fois où Pedro a joué du couteau
Suisse pour débloquer les précieuses pièces de 50
centimes
de soles soi disant coincées dans l’appareil. Le plus drôle
a été de se rendre compte qu’il suffisait d’appuyer
sur un bouton pour que la pièce s’enclenche dans la machine.
Mais
le Pérou c’est aussi de la détente, et pour ça
ils sont champions du monde. Anna a terminé son 15èmes livre…
(seulement au Pérou) il faut dire que lorsqu’elle met le
nez dedans, elle n’en ressort pas même quand la lumière
du bus s’éteint, elle parvient toujours à trouver
la petite source lumineuse salvatrice. Il s’agit ici d’un
après midi de farniente passé au bord d’une lagune.
Reposant. Pedro, moins intellectuel mais tout aussi délectable.
Le quotidien du routard n’est pas toujours très
féminin. Très peu de douche, un coup de parfum sur les affaires
de la veille et hop hop, en visite. Du coup, nous avons senti comme un
parfum de frustration chez Anna qui n’a pas mis longtemps à
se « lâcher » sur les sites et à poser
devant l’objectif à la manière des Cindy et autres
Claudia. Nous avons volontairement choisi de n’afficher qu’un
échantillon mais les 48 autres photos sont disponibles sur simple
demande écrite à « Elite Group, Lexington Av.,
Miami 33124, Florida, USA ».
Curieux et ami des chiffres, délecte toi :
3 semaines… 20 jours précisément à vivre 24H/24…
Parfois à dormir à 4 dans 1 chambre de 3 lits… 2 garçons…
2 filles… La chaleur, la promiscuité, les tricots d’peau
humides… Nous ne sommes pas dupes, vous n’êtes pas naïfs
et vous avez raison de vous poser la question. Et nous répondrons OUI.
Oui des choses se sont passées, oui des couples se sont formés
mais grâce au ciel, la bonne humeur a constamment régnée
(ça c’est pour la rime). Voici une petite sélection
des instants intimes que nous avons eu la chance de partager sans que
le moindre malentendu ne soit venu troubler ces histoires naissantes…
… malgré tout, il y a bien eu un petit
incident de parcourt… Serait-ce bien raisonnable de le narrer ?
Et pis oui, après tout, nous nous sommes promis de tout vous retranscrire,
de ne rien occulter… Malheureusement, aucune photo ne témoigne
de ce récit mais nous allons mettre tout notre talent de conteurs,
tout notre art de la mise en scène pour vous dépeindre cette
anecdote avec brio (avec qui ?). Les personnages sont en place, le
décor se plante sous vos yeux émerveillés :
« Nous sommes à Aguas Calientes, point de départ
pour découvrir le très célèbre site inca du
Machu Picchu. Comme à notre habitude (lorsque c’est possible),
nous prenons 2 chambres dans un hôtel très pittoresque de
la vieille ville. Comme à notre habitude également, Pedro
et Carlos se partagent une couche pour ronfler en cœur (surtout Carlos
apparemment), tandis que Maria et Anna, heureuses d’échapper
à ces concertos nocturnes se délectent entre filles ».
Ouvrons une petite parenthèse si vous le voulez bien. Jusque là,
rien d’extraordinaire, la nuit se passe sans anicroche. A 4h du
matin, les garçons se lèvent pour escalader les pentes abruptes
et les marches ancestrales qui mènent au saint des saints. 1 heure
de souffrance. Ils confieront par la suite qu’ils ne l’ont
pas fait par fierté mais juste parce qu’il fallait le faire.
Les filles, elles, ont préféré le bus à 6
dollars. Elles confieront par la suite qu’elles ne l’ont pas
fait par fierté mais simplement par feignantise. Refermons cette
parenthèse et reprenons le récit. « 4h du matin,
Pedro se dirige, les yeux encore collés, vers la chambre des filles,
entre le plus discrètement possible, se penche pour embrasser sa
dulcinée et lorsque Anna, dans son dos, allume la lumière,
il se rend compte que ses lèvres sont collées à celles
de Maria… ». STOP. Malheureusement, ça ne s’est
pas passé tout à fait comme ça, nous nous sommes
un peu emballés sur ce coup (emballés… vous avez compris ?).
Reprenons : « 4h du matin, Pedro se dirige
les yeux encore collés vers la chambre des filles, entre le plus
discrètement possible, se penche pour embrasser sa dulcinée
lorsqu’il est stoppé net dans son élan, en entendant
la voix d’Anna dans le lit d’en face lui demandant :
c’est toi Régis ? (Comprenez Pedro) ». Ouf,
on a échappé au pire ce matin là. On en a bien ri
par la suite.
Nous voici arrivés au moment que vous attendez
tous. Celui où nous retirons notre masque de conteurs affables
pour revêtir celui chargé de médisance. A partir de
cet instant nous travaillons sans filet, toutes les vérités
seront dévoilées et nous allons commencer par Anna.
D’après le Petit Larousse, la peur est
un sentiment de forte inquiétude en présence ou à
la pensée d’un danger, d’une menace… Ahhhh Anna…
Par où commencer ? Peut être rebondir sur la visite
au Machu Picchu et la peur d’affronter la grimpette jusqu’au
site. Après tout, ça reste
compréhensible, à voir le dos de Pedro arrivé au
sommet, il est aisé de comprendre que ça n’était
pas donné à n’importe qui, et qu’il valait mieux
prendre le bus. Elle s’est quand même bien rattrapée
au Wayna Picchu, en escaladant presque jusqu’en haut (la peur du
vide s’est chargée de la stopper
rapidement) et avec une certaine aisance à en voir la photo. Par
la suite, il y a eu Nazca et la peur de l’avion. Le seul intérêt
de Nazca est
de prendre un petit avion et de survoler les dessins géants dessinés
dans le désert par les incas. La photo vous montre 2 vrais héros.
Comment c’est les lignes vues du sol Anna ? Quittons le désert
et dirigeons nous vers la mer… et
les falaises qui la dominent (genre Etretat). Anna n’a pas pu profiter
de l’immensité azuréenne en se baladant avec
une marge de sécurité à 100m du bord. Dommage, les
paysages sont magnifiques. Critiquer Anna nous apparaît de plus
en plus insupportable donc finissons en rapidement (pour passer à
Pedro et là, pas de scrupules… ça va balancer sec)
et
parlons de cette marche à Huaraz. Beaucoup de dénivelé,
et un point culminant à 4800m… Hein Anna, qu’est ce
qu’il était beau ce lac !!! Nous mettons la photo parce
qu’elle ne l’a pas vu…
trop occuper à repeindre le sentier de soupe de quinua. Ahhh ça,
ils nous avaient bien prévenu que l’altitude était
difficile à supporter, pourtant, comme ils le conseillent dans
le guide du routard, les feuilles de coca sont un très bon médicament
préventif mais visiblement, elle en a un peu
trop abusées. Ca se mâche Anna, ça ne se snife pas !!!
Allez, on arrête de t’embêter, tu peux te reposer. Juste
une chose, on rajoute la peur du sèche cheveux. Le shampoing avant
de se coucher ça ne pardonne pas ;)
« Heureux qui comme Régis, a fait
un bon voyage ».
Allez Pedro, à nous 3… et je pense qu’on peut perdre
un ami là !!!
Il
faut savoir que Pedro, comme son prénom l’indique, maîtrise
très bien l’espagnol et qu’il ne se gène pas
pour converser avec les locaux. Souvent les discussions sortent un peu
des compétences de la personne interrogée, ainsi,
le guide de la réserve nationale a dû donner la réplique
à Pedro concernant la fraîcheur des poissons dans les restaurants
du bord de mer… Son sport favori est également de faire changer
les plats inscrits sur les cartes des menus touristiques. « Est-ce
que je peux remplacer le plat de spaghetti par le steak de poulet et la
soupe par un dessert… ». De mémoire, ça
n’avait pas marché cette fois-ci.
Et
cette discussion interminable et incompréhensible avec le guide
de Sillustani lorsque Pedro était persuadé que les pierres
du dessous… à moins que ce ne soit les pierres de dessus…
enfin, vous prenez les mots « dessus », « dessous »,
« pierres taillées », « pierres
non taillées », « inca »,
« pré-inca », vous secouez le tout et vous
aurez une vague idée de ce qu’il s’est raconté
ce jour là. Pedro a également une fâcheuse tendance
à venir perturber la prise dephotos.
Bien souvent, il passe devant l’objectif au moment du déclenchement.
Quand on sait que certaines personnes ont déboursé 140 euros
de développement pour avoir des photos comme celles-ci (avec notre
famille d’adoption sur l’île d’Amantani) !!!
Sans parler de ce moment sur le site de Tombamachay où Pedro a
pris tout son temps pour faire sa photo dans une posture quoiqu’acrobatique,
sinon très peu photogénique, obligeant les dizaines de touristes
à attendre pour immortaliser autre chose que le postérieur
de monsieur. Tout vient à point… C’est le moment d’en
finir. Nous sommes fins prêts pour lui asséner le coup de
grâce. Prêts pour l’estocade finale. Le taureau frappe
le sol de son sabot, tête penchée en avant, il s’élance
et pan… QU’EST
CE QU’IL A PU NOUS SAOULER AVEC SES CONDORS… voilà
c’est dit… et ça fait du bien un petit coup de gueule.
Au secouuuurs !!! Une dizaine de films, une trentaine de photos.
Et là je ne parle plus au nom de Maria mais en mon nom, Carlos.
J’en ai marre des condors de Pedro. J’espère que cette
photo traduira ce qu’on a pu ressentir. Il a l’air tellement
content de nous les montrer, de nous les remontrer, de nous les re-remontrer…
en plus elles sont toutes floues. Merci, je garde les oreilles et la queue ;)
Ca n’a rien de très orthodoxe mais terminons
ces coulisses par le résumé d’une journée ordinaire
au Pérou.
Très rapidement après le lever du soleil,
Pedro partait chercher de l’eau au puits pour que l’on puisse
se laver, prendre notre petit maté de coca au petit déjeuner…
et diverses activités aquatiques.
S’ensuit un petit saut à la salle internet pour vous raconter
à vous, parents, amis, connaissances nos aventures. Vos fréquentes
visites leur ont fait chaud au cœur, a tel point qu’ils ont dû
créer un concours… pour que vous vous connectiez encore plus.
Déjà l’heure de déjeuner,
les garçons se chargeaient d’aller chasser le gibier dans
les hautes plaines andines…
… tandis que les filles commençaient à
allumer un joli feu de camp afin de cuire les lamas, alpagas et autres
vicuñas que ramenaient quotidiennement les garçons.
Le midi était aussi un moment privilégier
pour se prendre une belle caisse de derrière les fagots. Comprenez
boire une petite bière du cru péruvien, très souvent
une Cusqueña. Ainsi étaient nées les caisses à
310, 620, mais très rarement 930. Mais qu’est ce donc que
ces nombres magiques qui me font déjà tourner la tête
? Et bah tout simplement la contenance des bouteilles l’ami (dixit
Gambrinus, roi légendaire de la bière).
Pas le temps de souffler, nous voilà dans les
bus publics dont le nom latin Collectivos promiscuitae traduit bien ce
besoin de ne pas démarrer tant que des bras ou des jambes (ou les
2) ne s’exhibent pas par tous les orifices du bus. Enfin, comparé
au métro parisien aux heures de pointe le jour d’un préavis
de grève de la CGT ce n’est pas si effrayant.
Ce qui l’est en revanche c’est de traverser
des contrées où règne la terreur… quelle violence,
aller accrocher des mannequins aux arbres… mais dans quel but ?
Peut être pour préserver les sites de
l’invasion de touristes. Parce que les 2 là, waou, ils font
bien touristes quand même, surtout celui de droite.
Enfin reste qu’ils ont quand même fait
marcher l’économie locale. Toutes ces nappes, tous ces bonnets,
tous ces instruments de musique (merci d’avoir privé les
péruviens d’instruments à vent ou à cordes,
vous avez sauvé quelques repas tranquilles). Ici, Anna essaye un
magnifique bonnet pour… ?
Voilà pour ces coulisses, j’espère
que vous avez vécu intensément les aventures péruviennes
de vos 2 têtes blondes, vous êtes peut être même
un chouya bronzés ? Méchants, nous ne pensons pas l’avoir
été mais si c’est le cas, et bah on s’excuse,
promis on le refera pas… En même temps on n’a pas parlé
de leur besoin de parasiter les groupes de touristes sur les sites pour
écouter le guide (les sangsues on les appelait) ou encore…
Allez, il y en aurait encore tellement à dire que nous préférons
nous arrêter là. Non, terminons plutôt par cette petite
sélection de photos de groupe pour montrer à quel point
nous étions soudés…
Hasta la vista amigos y forza al canute !!!
« Comment j’ai survécu à la vie de groupe »
par Marion et Laurent